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1900 : Les meilleures joueuses françaises avant un double dames
Les débuts du championnat de France féminin
1897-1914

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Le règne des frères Doherty

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La naissance de la coupe Davis.

L'épreuve féminine du championnat de France est créée en 1897 pour la première fois, mais ce n'est pas un grand succès. Elle a même franchement le caractère confidentiel d'une rencontre amicale entre voisines. Les femmes ont peut-être plus de mal que les hommes à acquérir l'esprit de compétition et la tenue vestimentaire ne les aide probablement pas: jupe longue jusqu'aux chevilles, corset, chapeau...

Il n'y a que trois inscrites en 1897, une seule (!) en 1898, trois en 1901... La championne 1900, Melle Prévost, gagne la finale par W.O. Cela ne l'empêche pas d'être médaille d'argent aux jeux olympiques cette même année. L'année suivante, elle s'inscrit mais oublie de se présenter: le championnat de France féminin se réduit donc à un seul match!

C'est encore pire en 1907 où il n'y a qu'un seul set dans tout le tournoi avec trois engagées dans le tournoi féminin! Mme Kermel gagne 6/1 contre son adversaire qui abandonne. Son adversaire en finale oublie de se présenter!



1900 : Yvonne Prevost, double médaillée d'argent
Finaliste du simple dame et du double mixte


S'il n'y a pas beaucoup d'engagées dans le tournoi féminin, les journaux commencent à s'intéresser à l'événement. Ainsi le magazine FEMINA fait la une avec Melle Gillou, championne de France 1904 et 1905, puis en 1906 et 1908 sous le nom de Mme Fenwick.

Championne de France en 1913 et 1914, Melle Marguerite Broquedis est la première française à s'illustrer au niveau international: en 1912, elle est championne de monde sur terre battue à Saint-Cloud et championne olympique à Stockholm. Sa photo fait la couverture du magazine FEMINA cette année là. Elle y montre un dynamisme certain malgré la longue jupe... C'est aussi la première française à s'illustrer à Wimbledon, puisqu'elle est finaliste du double mixte en 1914. Son partenaire n'est autre que le néo-Zélandais Anthony Wilding.



1908 : Mme Gillou-Fenwick fait la Une du magazine Femina


1912 : Melle Broquedis, médaille d'Or en simple dames



En 1914, Marguerite Broquedis bat en finale la toute jeune Suzanne Lenglen, âgée de quatorze ans et demi, sur le score serré de 5/7 6/4 6/3. C'est une belle performance: Suzanne Lenglen sera championne du monde sur terre battue trois semaines plus tard (Voir Les premiers championnats du monde sur terre battue). Cette victoire de Melle Broquedis est pour Suzanne Lenglen une des deux seules défaites de sa carrière! En 1920, les deux joueuses se retrouveront encore en finale de ce même championnat de France et Suzanne Lenglen prendra définitivement sa revanche sur le score de 6/1 7/5.

Le magazine FEMINA (encore lui) fait sa une avec la poignée de main finale entre la gagnante Melle Broquedis et la petite Suzanne Lenglen.



1914 : Finale du championnat de France
Mlle Broquedis bat Suzanne Lenglen 5/7 6/4 6/3


Il ne faut pas oublier de mentionner les doubles qui sont autant d'occasions pour ces dames de s'illustrer dans le tennis. Le double mixte est crée en 1902, le double dames en 1907. C'est en mixte avec Max Decugis que Suzanne Lenglen décroche en 1914 son premier titre aux championnats de France. Il y en aura par la suite beaucoup d'autres...



1914 : Decugis-Lenglen chanpions de France en mixte




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